Maison Etoile du Matin

Notre Appel

L'éschatologie

L'unité

Israël

Retour au Cénacle

Déroulement d'un temps d'intercession

Situation géographique de la maison

 


Nous avons commencé notre mission de « retour au cenacle » depuis le 1er octobre 2005 suite à un appel de Dieu, qui après discernement nous a fait prendre un virage important par rapport à ce que nous avons eu comme taches et missions avant. Motivés par ce desir exprimé par Louis Marie Grignon de Montfort à propos des apôtres des derniers temps, qui doivent être comme des nuages, qui se laissent bouger par le vent du Saint Esprit, nous avons donc commencé nos premiers pas et experiences et voulons essayer par la suite d’en donner un aperçu. Bien qu’incomplet et sujet à évolution, nous essayons de faire ressortir les axes principaux de notre vie ici...

I. L’ESCHATOLOGIE

« A Jérusalem nos frères et soeurs sont au poste de veilleurs sur les murrailles de la Cité sainte, écoutant tout ensemble battre le cœur de l’Eglise à venir et le cœur de l’Agneau» (Les pluis de l’arrière saison, Ephraim, 1986, p. 134 )

L’attente vigilante du Jour du Seigneur est évidemment à la base du charisme communautaire en général, mais se fait particulièrement présent ici, dans la «Jérusalem pas encore célèste ». Elle s'exprime par l'écoute active de l’actualité des événements et la recherche des désirs du cœur de Dieu, par le combat pour atteindre l’espérance qui dépasse notre entendement et par l'abandon à Dieu dont les pensées ne sont pas les nôtres pour demander chaque jour : « Seigneur, que veux-tu faire aujourd’hui pour que ton Règne vienne et quelle offrande, quelle prière, quel acte de foi attends-tu de ma part ? »




« En ces temps qui sont les derniers, le Seigneur envoie son Esprit consolateur pour renouveler son Eglise, afin de parer son Epouse et de la convier au banquet des noces de l'Agneau.
Il la rajeunit et la renouvelle sans cesse, l'acheminant à l'union parfaite avec son Epoux ; l'Esprit et l’Epouse disent en effet au Seigneur : ‘Viens !’ (Ap 22, 17). Saisie par cette réalité eschatologique, fascinée par la perfection du monde à venir, la Communauté ‘gémit et soupire avec la création tout entière dans une prière incessante et vigilante’ (Rm 8, 22). Elle proclame par sa vie, en une annonce implicite et explicite, la réalité du Royaume et l'imminence de son avènement. »
(Livre de Vie nr 2 – l’appel)


« C'est ce retour que l'Église invoque, et le moine et le religieux en sont les témoins privilégiés. (…) Si la Tradition enseigne aux Églises la fidélité à ce qui les a fait naître, l'attente eschatologique les pousse à être ce qu'elles ne sont pas encore en plénitude et que le Seigneur veut qu'elles deviennent, et donc à continuellement chercher de nouvelles voies de fidélité, vainquant le pessimisme, projetées qu'elles sont vers l'espérance de Dieu qui ne déçoit jamais. »
(Orientale Lumen nr 8)



« L’attente du Royaume de Dieu est remise de soi à plus grand que soi. Elle est finalement, la patience de Dieu dans l’histoire. » (Cardinal Jean-Marie Lustiger, « Le choix de Dieu », p 474)

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II. L’UNITE

Marthe Robin nous a dit que la Communauté était un don pour l’unité de l’Eglise.
Rien de surprenant qu’à Jérusalem, on soit très rapidement confronté à la déchirure du corps du Christ, et au delà de cela, à toutes sortes de manques d’unité qui ajoutent à la souffrance de l’homme.
En premier lieu ce pays où nous vivons nous rappelle que nous sommes appelés à travailler pour l’unité entre tous les enfants de Dieu, entre tous les hommes. Nous ne voulons pas être "d'un camp" plus que d'un autre mais être pour tous et donner à toutes les souffrances une place dans nos coeurs et nos prières.
Nous voulons servir l'unité de l'Eglise, qui commence par l’unité entre le peuple élu et les nations.
L’unité visible de l’Eglise ne peut se faire que si le peuple juif retrouve sa place de frère aîné dans l’Eglise et si le Seigneur guérit la déchirure qui s’est produite entre les racines et les rameaux de l’olivier franc.

 

 

 

 

 

 


« Mon regard se tourne vers l'Orientale lumen qui resplendit de Jérusalem (cf. Is 60, 1 ; Ap 21, 10), la ville dans laquelle le Verbe de Dieu, fait homme pour notre salut, juif « issu de la lignée de David » (Rm 1, 3 ; 2 Tm 2, 8), mourut et ressuscita. Dans cette ville sainte, alors que le jour de Pentecôte était arrivé et qu'« ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu » (Ac 2, 1), l'Esprit Paraclet fut envoyé sur Marie et sur les disciples. (…) En nous tournant vers elle avec nostalgie et gratitude, nous retrouvons la force et l'enthousiasme d'intensifier la recherche de l'harmonie dans cette dimension authentique et multiforme qui demeure l'idéal de l'Église. »
(Orientale Lumen; nr 2)


Toujours dans cette même démarche d’être saisis par la dimension eschatologique, nous prions aussi ensemble avec des Chrétiens d’autres dénominations et des Juifs.


«‘De Genève à Rome et de Rome à Jérusalem, en passant par Constantinople !’ (Thomas Roberts). Dans le contexte eschatologique de l’apple communautaire, le seigneur nous a donné une compréhensin particulière du travail de l’Esprit Saint en vue de conduire l’Eglise vers l’unité, préparant ainsi l’Epouse à la rencontre avec l’Epoux : Ce cheminement n’est pas la recherche d’un plus petit commun dénominatuer, il est repentance pour les erreurs du passé et ouverture aux richesses mutuelles : Ce cheminement vers l’unité est voué à l’échec s’il n’est pas accompagné d’une prise en compte de l’enracinement du mystère chrétien dans l’héritage d’Israël, et d’une compréhension du rôle eschatologique d’Israël, tel que Paul en a eu l’intuition dans la lettre aus Romains (chapitres 9 – 11) :
(…) C’est aussi la grâce d’entrer dans la compréhension du mystère d’Israël, de participer à l’amour même de Dieu pour son Peuple, comme cela a été donnée à St Paul. A travers cela, c’est notre intelligence du mystère de Dieu et de l’œuvre du Salut qui est transformé. C’est aussi la grâce qui nous est faite de nos approprier l’héritage d’Israël, avec toutes ses richesses théologiques, bibliques, anthropologiques et liturgiques, et de contribuer ainsi au renouveau de l’Eglise. »

(Charisme de la Cté selon les premiers bergers, version 25/04/06 Nr 8 Israël et l’unité de l’Eglise, lien avec l’Orient chrétien )


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III. ISRAEL

Le "mystère d'Israël" - entendu au sens théologique et spirituel uniquement - tient une place centrale dans le charisme de notre communauté. Dès le début, les fondateurs ont désiré répondre concrètement à l'invitation lancée par le Concile Vatican II à toute l'Eglise de renouer et d'approfondir le dialogue avec le peuple juif, celui "à qui Dieu a parlé en premier" (Office de la Passion, P.U. §6).
Plusieurs dimensions nous habitent par rapport à cela :

1. Tout d’abord, Israël est une école de foi, car notre foi a besoin de se confronter au Dieu d’Israël pour découvrir et adorer le vrai visage du Christ.





« ( …)La venue des mages à Jérusalem pour "rendre hommage au roi des Juifs" (Mt 2,2) montre qu'ils cherchent en Israël, à la lumière messianique de l'étoile de David (cf. Nb 24,17; Ap 22,16 ), celui qui sera le roi des nations (cf. Nb 24,17-19 ). Leur venue signifie que les païens ne peuvent découvrir Jésus et l'adorer comme Fils de Dieu et Sauveur du monde qu'en se tournant vers les juifs (cf. Jn 4,22 ) et en recevant d'eux leur promesse messianique telle qu'elle est contenue dans l'Ancien Testament (cf. Mt 2,4-6 ). L'Epiphanie manifeste que "la plénitude des païens entre dans la famille des patriarches" (S. Léon le Grand, serm. 23) et acquière la "Israelitica dignitas" (MR, Vigile pascale 26: prière après la troisième lecture).»
CEC 528

2. En suite, dans la dimension de l’intercession proprement dite, la prière pour Israël a une place centrale. Comme le précise St Paul dans la lettre aux Romains, le but est l’accomplissement du dessein de Dieu sur Israël et l'accomplissement des temps.

Rm 11, 12 « Et si leur faux pas a fait la richesse du monde et leur amoindrissement la richesse des païens, que ne fera pas leur totalité! »

Rm 11, 15 - 18 « Car si leur mise à l'écart fut une réconciliation pour le monde, que sera leur admission, sinon une résurrection d'entre les morts? Or si les prémices sont saintes, toute la pâte aussi; et si la racine est sainte, les branches aussi. Mais si quelques-unes des branches ont été coupées tandis que toi, sauvageon d'olivier tu as été greffé parmi elles pour bénéficier avec elles de la sève de l'olivier, ne va pas te glorifier aux dépens des branches. Ou si tu veux te glorifier, ce n'est pas toi qui portes la racine, c'est la racine qui te porte.

Rm 11, 23 « Et eux, s'ils ne demeurent pas dans l'incrédulité, ils seront greffés: Dieu est bien assez puissant pour les greffer à nouveau. »

Rm 11, 28 – 33 « Ennemis, il est vrai, selon l'Evangile, à cause de vous, ils sont, selon l'Election, chéris à cause de leurs pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance. En effet, de même que jadis vous avez désobéi à Dieu et qu'au temps présent vous avez obtenu miséricorde grâce à leur désobéissance, eux de même au temps présent ont désobéi grâce à la miséricorde exercée envers vous, afin qu'eux aussi ils obtiennent au temps présent miséricorde. Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde. O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles! »

Nous reconnaissons que notre histoire est profondément liée, nous partageons le même sort.


3. Finalement, nous désirons que cette prière gratuite puisse aussi consoler le cœur du Père qui porte au sujet de son peuple premièrement élu une « blessure d’amour » comme le père dans la parabole du fils prodigue.

Rm 9, 1 – 5 :
« Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens point -- ma conscience m'en rend témoignage dans l'Esprit Saint -- , j'éprouve une grande tristesse et une douleur incessante en mon coeur. Car je souhaiterais d'être moi-même anathème, séparé du Christ, pour mes frères, ceux de ma race selon la chair, eux qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et aussi les patriarches, et de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement! Amen.»

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IV. LE RETOUR AU CENACLE
(cf invitation du St Père Jean Paul II aux premiers vêpres de Pentecôte, Place St Pierre, 2004)

Ac 1, 14 « Tous, d'un même coeur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. »

Le cénacle est le lieu de l’institution de l’Eucharistie et le lieu où les disciples autour de Marie se rassemblaient dans une prière et une fraternité fervente pour attendre la réalisation de la promesse de Jésus, qu’était la descente de l’Esprit Saint.
Aujourd’hui l’Esprit Saint et l’Eglise nous encouragent à « retourner au Cénacle dans une adoration incessante, unis dans la contemplation du Mystère eucharistique, pour y intercéder, notamment pour la pleine unité des chrétiens et la conversion des pécheurs.» (Jean Paul II, Pentecôte 2004)
En réponse à cette invitation nous nous efforçons de vivre en présence de la Sainte Vierge un cénacle quotidien, où l’Esprit Saint nous entraîne jour après jour à vivre le mystère eucharistique, à nous laisser transformer peu à peu en Christ. Il s’agit d’une véritable école de prière.


« Nos communautés chrétiennes doivent devenir d'authentiques « écoles » de prière, où la rencontre avec le Christ ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une vraie « folie » du cœur. »
( Novo millenio ineunte nr 33)


A l’instar des intercesseurs bibliques comme Moïse, nous voulons nous tenir sur la montagne et élever les bras vers Lui sans nous lasser, assurant le soutient à ceux qui combattent au front – la victoire des uns a besoin de la persévérance des autres.

 

Ex 17, 8 – 13
« Les Amalécites survinrent et combattirent contre Israël à Rephidim. Moïse dit alors à Josué: "Choisis-toi des hommes et demain, sors combattre Amaleq; moi, je me tiendrai au sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main." Josué fit ce que lui avait dit Moïse, il sortit pour combattre Amaleq, et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline. Lorsque Moïse tenait ses mains levées, Israël l'emportait, et quand il les laissait retomber, Amaleq l'emportait. Comme les mains de Moïse s'alourdissaient, ils prirent une pierre et la mirent sous lui. Il s'assit dessus tandis qu'Aaron et Hur lui soutenaient les mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre. Ainsi ses mains restèrent-elles fermes jusqu'au coucher du soleil. Josué défit Amaleq et son peuple au fil de l'épée. »


Notre intercession veut donner toute la place à l’Esprit Saint lui-même, qui sait comment prier aux intentions du Père pour ainsi écouter le cœur de l’Eglise et de l’Agneau.


Rm 8, 26 – 28 « Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les coeurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu. Et nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein.»


Notre vie est en conséquence marquée fortement par les différentes formes de prière selon le charisme des Béatitudes (liturgie; Eucharistie, lectio divina, adoration eucharistique, temps de louange et d’intercession quotidien pour le peuple premièrement élu Israël, pour l’Eglise et pour la Communauté) par le travail, l’étude et l’apprentissage de l’hébreu, etc.

Is 62,6: „ Sur tes remparts, Jérusalem, j'ai posté des veilleurs, de jour et de nuit, jamais ils ne se tairont. Vous qui vous rappelez au souvenir de Yahvé, pas de repos pour vous.“


Dans la prière nous trouvons l'autorité de notre foi.

Pour nous intercéder signifie :

• rappeler à Dieu ses promesses pour son peuple Israël, pour l’Eglise et pour la Communauté ;

• se tenir dans la brèche, frapper au Cœur de Dieu pour implorer sa miséricorde ;

• proclamer la victoire de la Croix Glorieuse ;

• mettre sous Son autorité ce qui Lui appartient déjà, dans la fidélité et la gratuité du serviteur inutile.

• entrer de plus en plus dans le combat spirituel

• hâter le temps de la pleine manifestation de la victoire de Dieu sur les puissances du mal (cf Livre de Vie de la Communauté des Béatitudes, « Le Nom de la Communauté »)

• être sur les murailles et reconnaître l’ennemi pour avertir les habitants de la ville !

• toujours prendre notre place de créature et donner à Dieu sa place de Créateur et d’Origine de toute chose, Le laisser être Dieu en toute chose.

• sous la conduite de l’Immaculée, prendre sa place dans l’armée de Dieu dans tous les lieux de combat stratégique du monde, dont Jérusalem est sûrement un des plus central.

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Déroulement d’un temps d’intercession

1. Un temps de louange et d’adoration
C’est un temps gratuit pour Dieu, pour l’honorer comme notre Créateur et notre Sauveur, nous installer sur notre place de créatures, d’enfants face au Père et établir un contact réel avec le Dieu vivant.

2. La démarche de Foi
Avec l’aide de la Parole de Dieu, de sa proclamation et de la prière en langue, nous essayons d’entrer dans l’acte de Foi que l’Esprit Saint semble proposer pour ce jour et la situation actuelle.

3. Déploiement de l’intercession
A partir de l’acte de Foi nous déployons l’intercession pour le thème précis (les moyens sont la Parole de Dieu, la prière et le chant en langue).

4. Brève action de grâce

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V. SITUATION GEOGRAPHIQUE DE LA MAISON ET SA SYMBOLIQUE

Notre maison se trouve entre Jérusalem et Béthléem,
entre l’Incarnation et la Passion ;
entre Israël et la Paléstine ;
entre juifs et arabes
tout près du mur de séparation, fruit du conflit, de la peur, de la haine
avec la grâce de Dieu, un pont de prière, un lieu de paix et de réconciliation, lieu d’amour égal pour tous.

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